Jean Lapointe

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Présentation

En 1960, après la présentation d’un spectacle, Jean Lapointe part sur une balloune pour la première fois et il sera incapable de maîtriser sa consommation d’alcool par la suite. En 1962, il assistera à sa première réunion des Alcooliques Anonymes. Deux ans plus tard, nouveau déraillement! Pour endurer l’atmosphère pénible des clubs où il se donne en spectacle, il se soûle d'aplomb pour finalement se réveiller à l’hôpital Notre-Dame... avec des points de suture et des bandages autour de la tête. Après ses six semaines d’hospitalisation, il a l’impression d’avoir eu sa leçon…

À partir de 1968, les Jérolas, le duo dont il fait partie avec Jérôme Lemay commence à piquer du nez après une période de succès retentissants. Les rechutes se multiplient et les conséquences sont de plus en plus désastreuses: bagarres dans les clubs, arrestations, hospitalisations… À cette époque, personne ne comprend qu’il est un homme malade. 

En mai 1974, malgré son problème d’alcool et les tensions qu’il cause autour de lui, malgré la baisse de popularité et l’usure du temps, son duo tient encore le coup. Avant un spectacle à Brompton, en Estrie, il commence à boire et se réveille, encore une fois, à l’hôpital Saint-Luc. Au bout du rouleau, il prend la décision d’entrer au centre Beaver, un organisme offrant des services de traitement de l’alcoolisme, pour un séjour de six semaines. Ce sera la fin des Jérolas.

Sa vie prend alors une tournure inattendue et sa carrière fait un bond spectaculaire. Un jour, il reçoit la visite de deux membres des Alcooliques Anonymes qui sollicitent son aide pour mettre sur pied un petit centre de traitement sur la rue Querbes, à Montréal. Jean Lapointe accède à leur demande, et c’est ainsi que naît la Maison Querbes, l’un des plus anciens centres de traitement privés au Québec.

En 1982, en association avec les Sœurs Grises, et avec l’aide du gouvernement du Canada, la Maison Querbes déménage dans ses locaux actuels de la rue Normand, au coeur du Vieux-Montréal. C’est à ce moment que Jean Lapointe, au sommet de sa carrière, consent, avec l’assentiment de sa famille, à donner son nom au nouveau centre de traitement. La Maison Querbes devient ainsi La Maison Jean Lapointe. 

Aux prises avec des problèmes de promotion et de financement, La Maison Jean Lapointe a peine à survivre et à se développer pleinement. La Fondation Jean Lapointe est alors créée afin d’aider au financement de La Maison et accroître son rayonnement. Ses activités de levée de fonds et son téléthon annuel, qui sera diffusé pendant plus de 10 ans, viendront supporter les activités de La Maison Jean Lapointe et permettront de mieux développer ses services et d’offrir des cures gratuites ou à prix réduit aux personnes dans le besoin. Le téléthon aura aussi permis de changer définitivement la perception du public à l’égard des dépendances et encouragé le recours aux ressources d’aide et de traitement. 

En 1995, Jean Lapointe se voit attribuer le titre de « Grand québécois de l’année » par la ville de Québec. Le 13 juin 2001, le Premier Ministre Jean Chrétien le nomme sénateur à Ottawa. Jean Lapointe conservera cette fonction jusqu’à sa retraite le 6 décembre 2010. Lors de son mandat, il s'implique avec passion notamment, dans la lutte contre les la prolifération des appareils de loteries vidéo.

Au cours de l’année 2005, il reçoit plusieurs récompenses: un prix Génie, un Jutra comme meilleur acteur, et un prix d’Excellence pour l’ensemble de sa carrière en plus d’être honoré par Le Gala Juste pour rire et le Gala Les Olivier.

Enfin, en 2011, il reçoit le prix Jutra meilleur acteur de soutien dans À l’origine d’un cri de Robin Aubert ainsi qu’un Jutra-Hommage pour l’ensemble de sa carrière lors de la 13e soirée des Jutra. 


Sources :

LAPOINTE, Jean, “Pleurires”, Les Éditions de l’Homme, 1995.

http://www.fondationjeanlapointe.org/fr/la-fondation/jean-lapointe