Philémon Cimon

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Présentation

C’était il y a quatre ans, j’étais parti à Cuba pour changer d’air et j’étais revenu avec quatre gros rubans 2’’ et un album. Un an plus tard, à la fin mai, je le lançais. C’était mon premier album, j’étais heureux. L’été a passé, puis Audiogram a décidé de relancer ces Sessions Cubaines. Au mois d’avril, j’étais donc sur le stage de la Sala Rossa, relançant mon album. En un an, j’avais traversé la rue, de la Casa à la Sala.

Puis je suis retourné à Cuba, pour donner l’album aux musiciens, aux amis, à la patronne du studio. J’ai fait un film.

Et il a bien fallu écrire de nouvelles chansons. J’ai pris un chien, pour l’inspiration. J’ai fait de longues marches sur la voie ferrée où on se fait donner des tickets. Ça n’a rien donné. J’ai fait du jogging. Je me suis fait des amis, des ennemis. J’ai essayé les ruptures et les reprises amoureuses. J’ai traversé les États-Unis en auto avec une fille qui parlait fort, je suis allé à l’école, en Italie, à Cuba encore, puis, à un moment donné, disons mi-novembre, je me suis rendu compte que j’avais beaucoup trop de chansons. J’ai appelé les meilleurs musiciens de Montréal, j’ai invité un Cubain, rapatrié le cousin mexicain et j’ai demandé à Audiogram de m’acheter 6 gros rubans 2’’, deux de plus que la dernière fois, au cas où. On a répété trois jours en mai dans les locaux de Van Horn, puis le quatrième on a traversé la rue pour dire bonjour à Howard qui nous attendait derrière la console du fameux H2T. Philippe était là, Guido aussi, Nic, Sarah, Papacho, Néstor, les deux David, moi, un chien, Mathieu faisait son tour. J’ai promis à Ryan que je ne m’enfuirais pas avec les rubans cette fois.

Je me suis mis derrière un micro, tout était déjà prêt, la guitare même accordée, on savait quasiment les chansons, on a pesé sur record

C’était presque l’été, pas encore. Cinq jours plus tard, ce l’était, ou à peu près. Je suis revenu en marchant chez moi, et j’ai enlevé mon T-shirt.