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Marie-Jo Thério

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Présentation

Si la route empruntée par Marie-Jo Thério semble difficile à suivre pour certains, c’est  ce qui en fait son caractère unique et  sa force : un parcours  mené par le gôut de l’aventure  avant toute chose.

Née à Moncton en Acadie en 1965, Marie-Jo se met très tôt aux cours de piano classique et fait partie d’une troupe de théâtre pour enfants.Sa mère  Jeannita (LeBlanc) est musicienne. Les LeBlanc sont partis travailler dans les usines au Massachusetts dans les années 20. Le père de Jeannita, Frank, qui joue du violon,  revient  en Acadie avec une  moisson musicale et imaginaire. La famille Thériault  quant à elle, a subi d’incessantes migrations depuis la déportation des acadiens en 1755. Elle aboutit finalement au Nouveau Brunswick en 1906. Marie-Jo écrit des premières chansons adolescantes pendant que l’un de ses frères fait partie d’un groupe Punk.

En 1982, elle quitte l’Acadie  pour la ville de Montréal, se produit régulièrement dans des boites à chanson, pendant qu’elle étudie en littérature et en théâtre au conservatoire d’art dramatique, d’où elle est la première  à être mise à la porte en dix ans (1988). Elle revient en Acadie, joue dans une pièce pour enfants appelée « Si on avait su », dont elle signe les musiques. Puis, invitée par des amis comédiens, dont François Godin, Jean François Casabonne, et le musicien Paul Keenan,elle retourne à Montréal pour  participer à une pièce de Kurt Weill (Les 7 pêchés capitaux). L’auteur Michel Tremblay la découvre et lui offre un rôle dans Nelligan, un opéra romantique qui obtient un immense succès. En 1990, avec des amis musiciens dont Bruneau Fecteau, Jean Massicotte et Daniel Thouin, elle monte un  spectacle  au Théatre La Licorne. Entretemps, elle acceptera un rôle dans un téleroman (Chambre en ville) qu’elle tiendra durant 3 ans, voyagera en Russie, reviendra avec un accordéon, continuera de se produire seule et de gagner petit à petit un public de plus en plus fidèle.   Lors du 1er congrès  mondial acadien en 1994,  le producteur Robert Vinet  assiste à un de ses spectacles et  lui offre un premier contrat de disque (Comme de la musique, 1995). C’est lors du spectacle qui suit cet l’album (Théatre Du Maurier, de la Place des Arts) que Marie-Jo  apparait au grand jour: inclassable bête de scène, désarmante d’authenticité, conteuse  hors pair (« elle fait du Marie-Jo Thério et c’est tout »-Marie-Christine Blais,La Presse) En 1996 elle est la première récipiendaire du prix Felix Leclerc. S’amorce une tournée au Québec, un spectacle aux francofollies de La Rochelle. Marie-Jo continuera de participer à l’occasion à des comédies musicales(Les misérables, Notre Dame de Paris..),jouera dans quelques moyens et longs métrages: Forbidden Love(1992), Kacho Komplo(2002), Book  of Eve, Full Blast(1999: prix Jutras de la meilleure actrice de soutien).En 1998   elle rencontre  Georges Moustaki à Québec, qui l’invite à faire sa première partie au Casino de Paris ainsi que quelques dates avec lui en France. Elle se produit aussi en solo,assure des premières parties( Claude Nougaro,William Sheller, Alain Bashung).  En 2000 sort le 2 album « La Maline », enregistré avec ses amis musiciens Bernard Falaise et Erik West Millett, dans la « cabane de Verchères » sur 4 saisons.  L’album très inspiré, reçoit un acceuil  chaleureux de la part des critiques et du public, confirmant une artiste libre et authentique. Il est suivi du spectacle « Arbre à fruits arbre à fruits » présenté à guchet fermé au théâtre Corona.  Marie-Jo continue de tourner, fait plusieurs allers-retours Montréal-Paris, joue  à l’étranger à chaque occasion  donnée (Vietnam, Bosnie, Madagascar (médaille d’argent jeux de la francophonie) Senégal, Malie (en duo  sur scène avec Toumani Diabaté), Burkina Faso (avec Bil Aka kora). Puis, hantée par l’écoute de  la voix d’une arrière tante, chanteuse  dans les années 30 au  Massachusetts (Lydia LeBlanc devenue Lydia Lee)  dont le destin est resté trop obscure, elle  fonce vers « les Etats »  dans une vieille camionnette et amorce l’aventure américaine » Chasing Lydie ». Entretemps, en 2001 elle fait la rencontre du musicien et réalisateur Olivier Bloch Lainé, dont elle tombe amoureuse. Ensemble ils réalisent  » Les matins habitables, » (dédié au poète acadien Gérald LeBlanc) au studio La Frette,près de Paris. L’album est consacré disque d’or au Québec,puis reçoit un prix Félix. Il est suivi d’une tournée au Canada ainsi que de quelques dates à Paris. S’ajoutent des spectacles à Haïti, à El  Salvador ; au Guatemala.

En avril 2011, le double -album  « Chasing Lydie » sort au Québec sur étiquette Dare to Care. « Ce petit film sonore trouvera son aboutissement  sur scène… et ses lutins exploseront de joie. Moi aussi ». (livret Chasing Lydie).

« I want my tickets for a show  that never took place »(Digging The Ground, livret Chasing Lydie)

Source: mariejotherio.net